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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 16:52

La situation passée et présente, ainsi que les projections de Jean Luc pour la vente du  millésime 2008 en fonction de l’état de l’économie m’interpellent.

Avec le vin, revenons tout simplement à un produit de consommation. Ces produits là sont tellement moins sensibles à la volatilité des marchés.

Qui dit produit de consommation ne dit pas nécessairement produit galvaudé et « mauvais ».

 

En 2006 lors de la vente des vins de l’hôtel de ville de Paris un journaliste de l’AFP m’avait interpelé en me demandant ce que je pensais de la vente

Et je lui avais répondu qu’on était plus dans le domaine de la consommation mais bien de la spéculation.

http://tf1.lci.fr/infos/economie/consommation/0,,3345024,00-grands-crus-paris-sont-partis-prix-.html

 A l’époque beaucoup de grands prévisionnistes

estimaient que les « nouveaux «  consommateurs allaient vider la France et le marché du vin de ces stocks de vins. C’était sans compter la présence sous-terraine dans le marché du vin, de la finance mondiale

Qui, en quelques mois, a déversé dans le marché du vin quelques paillettes qui se chiffrent en milliards (puisque dans la finance en dessous de 9 zéros on ne prend plus en considération).

Il faut s’imaginer ce que représente 1 milliard dans l’économie des « grands vins «  en France et là on mesure l’ampleur des dégâts. Cela correspond à 400 châteaux qui vendent chacun pour 2'500'000 de vins

En revanche 1 milliard pour la finance mondiale c’est une broutille.

La question avait été abordée avec Christian Moueix lors d’un déjeuné semi privé en juin 2007 mais le sujet avait vite été étouffé car il n’était pas dans l’air du temps. Il était de bon ton de penser qu’un russe ou un asiatique était capable de puiser dans son portefeuille une dizaine de billets de 100 $ pour se payer une bouteille d’un cru exceptionnel.

 Etant marié depuis 24 ans avec une femme Singapourienne ( et j’ai souvent voyagé à S’pore) j’ose dire que certes,  ils ne refusent pas un bon verre de vin mais de là à dépenser des sommes considérables représentant plusieurs heures de travail pour se délecter d’un des meilleurs nectars de France ce n’est pas gagner d’avance !......

A moins d’être en société et d’avoir de bonnes raisons de vouloir se mettre en évidence.

 

Je te l’avais déjà dit Jean-Luc, Vous propriétaire de grand renom, allez incognito à l’étranger et observez la consommation de vin. L’information que vous remontent les négociants est biaisée à cause du système des allocations qui favorisent celui qui raconte aux propriétaires une belle histoire…

Je vous comprend ; c’est tellement agréable et bon pour l’égo de se faire caresser dans le sens du poil !

 

Cela n’enlève rien aux efforts considérables que les châteaux font pour produire des vins de très haute qualité mais c’est dans l’approche du marché qu’il faudrait changer les mentalités. Le client final n’est tout simplement pas un pigeon et à ce titre je cautionne l’article de la Revue des vins de France qui met en évidence le coût de production des vins et des grands crus. Rare sont les clients qui reprochent à un intermédiaire de gagner sa vie si tant est que son travail correspond à une marge normale et un travail accompli (conseils, logistiques, etc.)

 

J’ai récemment fréquenté un épicurien, accessoirement économiste et professeur de marketing à l’université qui me disait sa désolation d’apprendre que peu de gens gagne bien leur vie dans la filière vitivinicole (toutes gammes de produits confondus) et qu’à ce titre d’ailleurs un laboratoire Australien de recherche en marketing se penche sur la question. Même si je n’ai pas encore approfondi le sujet il est une évidence ; c’est que la part émotionnelle dans le vin est tellement forte que les métiers du vin attirent des riches retraités ou financiers de tous bords désireux de se mettre un peu au vert ou au « rouge »…et dont la rentabilité de l’activité vin est accessoire. Cela fausse complètement les données de rentabilité dans la profession. Le créneau des vins bas de gamme génère d’ailleurs davantage de profits (en tous les cas pour le commerçant) parce qu’il n’est pas soumis à la même émotion que les vins les plus sophistiqués. Pour que dure le commerce du vin et la production il est urgent de mettre la rentabilité « raisonnable » en évidence et que le revenu d’une activité dans la filière vitivinicole corresponde à un vrai travail et non et à une spéculation. L’offre et la demande des consommateurs  et l’intervention de la presse spécialisée se chargera de faire la différence dans les prix. Aujourd’hui une banque peut vous annoncer un taux hypothécaire de x % et vous signaler que sa marge est de y % variable en fonction de divers critères. On peut comprendre la place de Bordeaux ou tout autres formes de distribution mais en tous les cas jamais l’opacité dans le fonctionnement.  Ton blog contribue à une vision plus claire qu’on peut éventuellement ne pas partager mais il a de temps à autre l’intérêt de poser des questions très pertinentes

 

Pas de soucis les consommateurs de bons Bordeaux sont toujours vivants, ils adorent les vins que seul Bordeaux est capable de produire mais SVP un peu de respect pour le client final.

Au bout du compte et dans quelques années c’est toute la filière qui en sortira gagnante. Même si tous les 5- 7 ans le même manège revient, le monde des consommateurs aspirent à plus de régularité

dans la distribution.

 

 

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 14:15

Je viens de passer cette dernière semaine avec Jean-Luc et Murielle a Shanghai pour le lancement de Bad Boy et pour rendre visite a nos clients. Ce fut un vrai plaisir. Un tandem de choc ; un mix de douceur, d’humour, d’énergie et de professionnalisme. De quoi vous rebooster pour plusieurs mois.

 

Entre les différents meetings avec la presse, direction le Park Hyatt de Shanghai pour une dégustation avec  Jean-Marc Nolant (Sommelier du Park Hyatt), Vincent Landais (sommelier de French Touch International), Jean-Luc, Murielle et moi-même.





Le Park Hyatt  est une petite ou plutôt grande merveille du haut de ces 495 mètres. Un melange du luxe avec des lignes pures, sans fioritures, de modernité, de matériaux nobles.  Et une vue sur tout Shanghai. 
 Le restaurant est a l’heure actuelle le plus haut du monde, avec une des plus belles cartes des vins de Chine. Pas de Chateau Valandraud pour l'instant mais cette absence sera corrigée très prochainement.

 

Mes délices de ces derniers jours :

L’incontournable : Château de Valandraud 1999

Mon coup de cœur : A nos amours blanc , 2005,  100% muscadelle.

 

 

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 14:26

Travaux de construction, réparations, ravalements, peintures… Tout  le village est transformé en chantier : Il faut se dépêcher avant que les touristes ne reviennent au printemps.

Il reste quelques maisons à vendre, à rénover, ce sera du travail assuré pour les artisans qui sont heureux de pouvoir compter sur cette jolie ville pour assurer des heures de travail en ces temps incertains !

Même chez moi la façade du garage de Valandraud est en train d’être ravalée, et les peintres seront à l’ouvrage d’ici cet été.
La question est : quelle couleur ? vert romarin ou gris bronze ?

 
Je viens de finaliser 2 contrats de travail : 1  pour une responsable de boutique (Carlos voulait s’essayer au négoce et faire des animations chez nos clients. Il prospectera également le Brésil, le Portugal…)

L’autre contrat est plus spécifiquement destiné au marketing et au commerce des vignobles Fayat, de Château de Carles et un peu aussi de Château Fleur Cardinale.

 

Nous avons  des commandes tous les jours, beaucoup dans la catégorie des vins de 5 à 20 euros. Un peu aussi dans les vins chers. Le seul problème  c’est les retards de paiements de quelques bons clients, mais cela devrait rentrer dans l’ordre bientôt.

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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 11:24

J’ai récemment reçu un livre de la part du Bureau de courtage Les Grands Crus.

Un très beau livre, très utile et sérieux quant aux articles et infos qui nous concernent, et dont le titre est : "10  ans de l’histoire du marché de crus classés de Bordeaux."

Le passé peut-il aider à prévoir l’avenir ?.... encore   cette obsession du temps !

 

Seulement 800 exemplaires pour cet ouvrage, destiné aux acteurs de la place de Bordeaux (le mien porte le numéro 248)

Quelques portraits, des chiffres et les contributions remarquables avec celle de Pierre Marie Chauvin, Jean Michel Cazes ou Stephen Browett pour ne citer que ces 3 là (et je n’oublie pas la contribution de Mme Caroline Decoster).

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 14:20

Lors d’un seul et même  repas :

Sur le dessert, un très bon Chiroulet Vent d’ Hiver 2007, liquoreux léger et très pur, à base de petit Manseng - production de la famille Fezas,

Meursault Vieilles Vignes 2006  de Buisson Charles, bu à température pas trop froide (17 degrés ?) un délice à prix d’ami - sur le caviar

Château La Conseillante 2006,  le travail réalisé dans ce cru donne à ce vin de la profondeur sans abandonner la finesse légendaire de ce grand Pomerol qui a été apprécié comme le vin qu’il faut avoir dans sa cave, et servi sur un lapin aux échalottes.

Le Pin 2002  bu après et sur le fromage, nous a paru fermé

Abadia Retuerta 1996  n’a pas pu être bu  à l’apéro : acide et vert…. comment est-ce possible ?

 

Le lendemain pour l’anniversaire de Belle-Maman

Puligny Montrachet 1er cru Clos de la Mouchère 99 de Jean Boillot, apprécié par tous sur des langoustines cuites à la nouvelle façon de Murielle. Dixit mon beau-père : « je me suis retenu de manger la carapace »

Les Dentelles 2002 de Calvet-Thunevin 2002, un peu trop soleil , porto, bouteille sans doute bue pas assez fraîche …. Et pourtant je le sais et je le répète toujours à mes amis « il faut les boire fraîches ces bouteilles du sud ! »

Morlanda 2006, un blanc du Priorat : 85% grenache blanc, 15 % Macabeu – vin correct

Et le dernier né de ma collaboration avec Clément Fayat : Domaine Fayat-Thunevin 2006 Pomerol, plus que bon, facile à boire – avec un rôti de bœuf.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 14:05

Hier, Lionel évoquait la réunion pour les 100 ans du syndicat des négociants de Libourne. Ce centenaire se porte bien : petit syndicat mais proche de celui, plus grand, de Bordeaux.  

Ces syndicats nous aident à défendre nos intérêts et il va falloir beaucoup d’énergie pour défendre notre profession par ce mauvais temps quand l’Administration fiscale en rajoute …

 

Rien qu’un exemple : mon entreprise a été obligée de prendre un fiscaliste reconnu (donc cher) pour défendre notre système de provision pour hausse de prix ; car, contrairement à ce que raconte notre président de la République et son ministre de l’Economie et des Finances, l’Administration a l’ordre de changer les règles du jeu des provisions fiscales des négoces de vins utilisées jusqu’à aujourd’hui et qui nous permettent de différer de l’impôt sur les bénéfices et donc de préserver de manière ponctuelle nos fonds propres . 

 

En résumé, la règle de calcul écrite par l’Administration elle-même lui semble aujourd’hui trop imprécise ; au lieu de la réécrire et de contrôler après, elle remet en cause les calculs actuels, conformes à la doctrine et évoque désormais une individualisation par millésime, ce qui revient à exclure de fait le négoce de vins du bénéfice de cette disposition !

 

Le principe « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude » ne serait ainsi pas applicable à l’Etat lui-même lorsqu’un impôt est en jeu …

 

Impôt différé seulement, mais argent bien utile dès lors que dans le même temps que la récession, nous devrons régler nos fournisseurs plus rapidement et que pour des entreprises exportatrices  comme la mienne, les clients  réclament au contraire des délais plus importants.
Ces règles du jeu qui changent ne devraient pas s’appliquer à mon entreprise régulièrement contrôlée, mais bon c’est comme ça : « nous savons que vous êtes sérieux, mais voilà nous avons des ordres et tant pis ».

 

Tant pis pour moi qui vais devoir consacrer  du temps et de l’argent pour défendre ma gestion, alors même qu’à l’heure actuelle j’embauche du personnel et qu’il n’est pas question de baisser les salaires ou de délocaliser.

 

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 13:47
Bonjour,
Quelques photos et le menu  du centenaire du Syndicat du commerce en gros des vins et spiritueux du Libournais.






Jean-luc m'a proposé d'en faire le commentaire sur son blog mais j'avoue ne pas avoir d'aussi excellentes papilles gustatives que lui et faire trop souvent mien l'adage qui veut que la liberté d'expression ne s'use que si on ne s'en sert pas.....
Serait il politiquement correct d'écrire que le dosage de la liqueur de dégorgement de ce Bollinger était mal fait tellement le caractère  "mielleux" en final était présent! Ce préambule réalisé, il me parait surtout essentiel d'insister sur le fait que ce syndicat a traversé 2 guerres et une grande et réelle crise, celle de 1929 qui n'a pas épargné les gens les plus pauvres. Celle que nous vivons aujourd'hui, malgré le pessimisme ambiant, se contentera d'assainir le système économique qui en avait bien besoin. 
D'autre part il n'y a que la France pour culpabiliser a ce point de son vin, tout en subventionnant sans compter le lobby anti alcool alors qu'il s'agit d'un produit culturel dont on doit être fier! Offrons vite au Professeur Got la collection complete des oeuvres de Baudelaire....Enfin et bien que la période des voeux soit passée, j'en formule tout de même un : que les responsables devant rédiger les cahiers des charges des 450 AOC qui n'en ont toujours malheureusement pas, se souviennent de la complexité de nos terroirs, climats et cépages dont ce magnifique Cheval Blanc 2001 était a lui seul ce jour là toute l'expression.Puissent ils en être persudés!

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 17:01

Voici le commentaire de Jorge Astiz, posté aujourd’hui sur mon blog

Entendu à radio Rètges : Tue Le Vin
Par un grand propriétaire, par la taille aussi.

 

Faire de la thune avec le vin, c’est plus rigolo non ?

 

Mon nom, je ne l’aimais pas quand j’étais enfant, mais il me plaît bien aujourd’hui. Même si les jeux de mots peuvent être facile, Parker lui-même  a déjà rapporté ce jeu de mot ‘Tue le Vin », entendu dans le vignoble, sans doute à cause des vins  que je fais, supposés  trop concentrés, trop faciles, trop pour les Américains, les Russes et les Chinois, et si peu pour ces grands connaisseurs éduqués pour respect du terroir, blah blah blah…

Avec tout ça, cela me ferait oublier les « Tu ne viens ou Tu ne viens pas » de quelques professeurs à l’école (c’est peut être pour ça que j’étais à  côté du radiateur) ou même du gagnepain d’un client du Crédit Agricole où je travaillais, sans oublier le jolie « turne à vin » de l’ami Francis Gaboriaud, et vous Jorge, quels jeux de mots ont été faits pour ce moquer de vous ?

 

Rien à voir, j'avais préparé ce petit texte au cas où....
Pseudo con : Pour paraphraser Michel Bettane, quand quelques lecteurs de mon blog ne sont pas d’accord avec moi, ne partagent pas mes opinions et mes goûts, pourquoi ne pas signer de leur nom ? C’est ne pas s’aimer que d’avoir besoin d’un pseudo pour se cacher.

Nous sommes en France, pays de la démocratie (si, si) et internet permet une incroyable liberté, même celle de faire de l’humour sur mon blog, d’y être (un peu) agressif, persifleur… Et alors ? Si je trouve que cela dépasse les bornes, rien ne m’empêche d’effacer.
Ce que je n’ai pas encore besoin de faire.

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:30

J’ai déjà pu goûter Phelan Ségur, Clément Pichon et bien sûr Bellevue de Tayac, Marojallia, mais il me tarde d’aller voir mes amis de la Rive Gauche et goûter leurs vins 2008. Même si cela concerne le boulot et la campagne primeur, c’est aussi pour la curiosité et la gourmandise.

 

Y aura-t-il Rive gauche les mêmes surprises que sur notre Rive droite ?

Si j’en crois les consultants et « radio courtiers »  il y a de sacrés vins  !  Je sais, sans les avoir goûtés, que Pontet Canet, La Tour Carnet sont très très réussis !

Y a-t-il là aussi cette sucrosité, douceur légèrement acidulée, parfums déjà ressentis sur quelques 2005, 1998 ?

Est-ce que les sensations trop « sexy », trop « exotiques » vont susciter les mêmes guerres entre anciens et modernes ?

Va-t-on encore nous ressasser ces idioties de ce qui est bon maintenant  ne pourra pas l’être demain ?  Sachant que pour cette année 2008, les ph, les acidités, sont techniquement superbes et avec des sensations de bonbons à la mandarine, violette, raisin et fleur de vigne… Bon, vous avez compris, je commence à le dire partout,  il y aura en 2008  des  tops vins. Je ne peux que saliver à l’avance  devant les Lagrange, Talbot, Ducru Beaucaillou et sa gamme,  Léoville Poyferré, Giscours, Le Tertre, Fieuzal, Haut Marbuzet, Lafon Rochet, Pape Clément, Lynch Bages, Malartic Lagravière, Maucaillou, Pichon Baron , Smith Haut Lafitte, et ceux de Mouton Rothschild bien sûr.

Tous ces vins et ceux que j’ai pu oublier sont des vins que nous vendons tous les ans en primeurs et que j’aurai le plaisir d’acheter et de vendre cette année, si tout se passe bien.

 

Que peut-il se passer de bien ?

-Que ce millésime soit jugé en tant que tel par les médias, et la profession

-Que les prix de mise en marché soient réalistes, pragmatiques

-Que nos clients soient intéressés par les modalités de paiement, de revalorisation

-Que la crise financière et ses effets soient derrière nous

 

 

Que peut-il se passer de mal et quel impact ?

-Que la crise économique fausse les notes des journalistes, ce n’est pas trop grave, la qualité finit toujours par se voir ( 2001, voire 2004)

-Que les prix soient trop haut à la sortie et qu’un ou 2  ans après la propriété solde ses vins, et là dur pour retrouver la confiance. C’était arrivé dans les Vignobles Fayat et bien d’autres ici ou là, et ce n’est tout simplement pas sérieux et dur à faire oublier !

-Que nos clients n’aient plus les moyens ou l’envie de  défendre nos vins, et là encore à nous négoce et propriété de faire des offres et du travail. Nous passons du « je peux te fournir ce vin » à « je veux te vendre ce vin » et ce n’est pas la même musique.

-Que la crise soit devant nous, et adieu Berthe !

 

Conclusion : sans être trop pessimiste, la propriété sera encore trop chère, le négoce pas assez riche, et nos clients professionnels juges de paix ! Les consommateurs auront sans aucun doute la chance de pouvoir revoir de belles étiquettes à bon prix. Mais est ce que ce sera en primeurs ou en foires aux vins ? Il n’est pas sot de penser que ce sera à la livraison.

 

Faut-il être obnubilé par les prix passés, les stocks 2006, 2007, voire 2005 ou faire table rase du passé et considérer que nous entrons dans une nouvelle « économie » ?

 

Toutes ces réflexions nous ferons agir en conséquence – comme mes collègues : ne pas être trop pessimiste, ni aveugle, repenser notre positionnement, prix, distribution, et c’est pour moi déjà engagé avec ma nouvelle forme de mise en marché pour Valandraud et mes vins, en utilisant la force commerciale de mon négoce et de ses 15 commerciaux (et oui) et les synergies avec mes collègues négociants bordelais, car sur 400 entreprises il y en aura bien une partie intéressée par mes productions pour des créneaux, des pays où nous ne sommes pas performants, ni présents.

Les courtiers eux aussi sont en train de passer du « je peux satisfaire votre demande » au « je peux sans doute vous trouver des vins complémentaires à votre gamme et j’ai peut être quelques vins Thunevin que vous pourriez vendre en exclusivité sur ce pays, etc… »

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 14:37

Garage

Ce matin discussions sur la chantier du ravalement de la façade de la maison transformée en chai, rue Vergnaud – et contigüe au garage historique de Valandraud.

Le garage en question doit dater du 14 ou 15ème siècle et la maison a une façade 1850, l’autre côté sur la rue date aussi du 14ème ou 15ème siècle avec ses fenêtres à meneaux en état plus que délabrés. Le garage et ses dépendances seront toutes belles une fois que le peintre aura fait son boulot.

 

Visites

L’après midi, plusieurs visites en même temps, j’ai raté Franck et ses japonais de Fukuoka, mais j’ai pu faire la visite avec Laurent et nos clients américains distributeurs, entre autres, de 3  de Valandraud et Château Lafont Fourcat sur New York . Sympa, francophile, passionné. Il était accompagné de 2 de ses clients dont un sommelier, l’autre je ne sais pas. Il aimerait distribuer Valandraud sur New York, pourquoi pas ? Affaire à suivre. En tout cas, décision en avril-mai .

L’autre groupe emmené par Miguel Lecuona, comprenait une jolie coréenne, un américain et Marie Vayron dont les parents possèdent le château Bourgneuf Vayron à Pomerol, voisin de la propriété achetée par Clément Fayat et moi. Tous intéressés par le vin et bien sûr, le marketing …. Le temps  a passé trop vite. Bien sûr à chaque fois je raconte une partie de mon histoire, je saute du coq à l’âne et cela doit être difficile de faire le tri dans tout ce que je raconte. Comme si, à chaque fois l’urgence et la fin du monde étaient proches !


Photos : Miguel Lecuona


Sinon, Miguel m’a rapporté l’avis d’un responsable d’un célèbre cru ami et vénéré par nous que j’ai néanmoins trouvé pour le moins curieux et même plutôt bête – sans doute un excès de langage, un manque d’expérience, ou peut être déjà une idée reçue....

Je vous le livre tel que je crois l’avoir compris : "les malolactiques en barrique font disparaitre la notion de terroir" (et donc nous sommes contre). 


Michel Bettane au secours ! Michel Rolland à l’aide ! Robert Parker help ! Messieurs les Bourguignons attention vous avez tout faux !
Bon, blague à part d’un côté on a des professionnels comme Denis Dubourdieu qui disent simplement qu’au bout de 12  mois après les malos, il n’ya a aucune différence entre les malos en barrique et les malos en cuve.

Nous, partisans de cette méthode compliquée, un peu dangereuse à cause de brett, et ceux qui sont contre, mais tout ce monde peut faire de bons vins; dont aucun critique, aucun professionnel ne pourra dire en dégustation à l’aveugle si la malo a été faite en barrique ou pas. Déjà qu’il est difficile de dire Rive droite/ Rive gauche, voire pire : Californie/ Bordeaux, alors quel crédit accorder à un avis si tranché  « les malos en barriques font disparaître le terroir »

En vieillissant - moi le bad boy - je suis moins sûr et plus tolérant ... c’est vrai que j’ai beaucoup à me faire pardonner.

 

Les notes du Wine Spectator sortent petit à petit. Valandraud 2006  n’est pas trop mal noté : 92, j’en reparlerais. On a bu le champagne à L’Essentiel.

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