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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:39

 6 octobre 2010 : début des vendanges chez nous à Pomerol, les parcelles situées à côté du chai du Clos du Beau Père (secteur René-Bellegrave) et aussi celle de la Patache.

L’après midi, déplacement de la troupe à Fronsac, à Haut Mazeris.

 

Jeudi 7 octobre, on commencera avec la même troupe de vendangeurs, sur la commune de Saint Sulpice de Faleyrens, à côté du chai de Prieuré Lescours, à ramasser les raisins des jeunes vignes.

 

Le reste sera fait en suivant, selon les caprices de la météo et l’évolution gustative de nos raisins qui ont pris leur temps.

Il est aussi prévu le passage d’une télévision japonaise et d’une télé suisse.

 

La semaine prochaine, ce sera le tour de Haut Carles et Fleur Cardinale ?

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:01

Visite hier avec nos amis Jacques et Jeanine de plusieurs propriétés, après le passage d’Izak Litwar  qui venait goûter avec un ami quelques uns de nos vins réalisés en 2008  et 2009.

 

Les visites :  d’abord  le château Troplong Mondot qui commençait juste ses vendanges, ambiance très amicale et les sourires des employés et des propriétaires qui parlent plus qu’un long discours. Raisins de toute beauté, la technique ici ne s’affiche pas et pourtant rien ne manque et en plus c’est beau.

Nous avons pu effectuer une visite guidée malgré les vendanges et ça c’est un privilège assez rare pour être souligné, et de plus nous avons été invités à partager le repas de vendanges avec Christine et Xavier et le personnel de la propriété. L’occasion de rencontrer des collègues négociants bordelais à table ( et elle est reconnue, cette table).

Troplong Mondot 2007 et 2004,  tous les  2 bus avec gourmandise. Cela fait partie des joies de ce métier : la possibilité de relations amicales et de partage autour d’une table.

 

Entre la visite et le repas à Troplong Mondot, nous avons eu le temps de faire une visite à l’Union des Producteurs de Saint Emilion que je n’avais pas encore vu en fonctionnement depuis les travaux d’agrandissement et de modernisation. On change de monde, bien sûr, 800 hectares sont vinifiés  à la coopérative de cette union de viticulteurs, qui est sans doute l’une des plus modernes de France ( ?)

Les raisins qui arrivaient dans les remorques étaient pour certains très propres et bien beaux, la capacité d’analyse et de séparation des lots impressionnante.

La technique au service de la qualité, tout le monde y gagne, y compris les caves particulières qui défendent la même appellation Saint Emilion.

Nous avons été reçus par le président en personne, qui était au boulot et qui nous a aperçus. Nous avons là aussi été  reçus comme des VIP, merci Monsieur Danglade et bravo à l’UDP de Saint Emilion qui va recevoir de plus en plus de petits propriétaires incapables financièrement  et physiquement de se mettre en conformité avec toutes les règles et obligations actuelles et à venir. A quand l’ajout d’un système à la carte style Winery américaine ?

 

L’après midi, passage à La Dominique, les odeurs des cuves en fermentation et la beauté des jus de remontage font déjà entrevoir le succès du millésime au château La Dominique.

Après,  les voisins de Pomerol avec Château La Conseillante. Que dire de plus que ce que tout le monde sait ?

Ici, calme et sérénité, outil de travail simple mais terroir de tout premier ordre, entre Pétrus et Cheval Blanc, difficile de faire mieux. Un nouveau chai sera  construit bientôt. En attendant, le 2009  est tout simplement merveilleux.

Visite rapide chez mes amis à Le Gay : tout le monde s’affaire, vinification intégrale, ça occupe. Encore pas mal de vignes pas récoltées et là aussi le sourire avec ce millésime de qualité.

A Rouget, le rapport qualité-prix le plus incroyable à Pomerol,  calme et sérénité. La dégustation du 2008  tout à fait conforme à ce que je pensais à la récolte de ce millésime au Château Rouget, ça promet pour 2009 et 2010 !

Un grand tour à Pomerol et le soir repas simple au restaurant avec une bonne bouteille de Patris 2007 Saint Emilion Grand Cru, tout à fait bon, réalisé par la famille Michel Querre.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:50

L’agence Fleurie est passée par le bureau vendredi pour faire un reportage sur les vendanges, et comme nous n’avons toujours pas commencé, c’est devenu une interview au bureau.

L’après midi, visite d’un couple d’Anglais clients d’un de nos bons et fidèles clients brokers anglais, de prospects du Costa Rica, et d’un couple d’amis d’amis franco-américano-argentins ! Amoureux du vin, ils cherchent aussi à acheter une propriété à Saint Emilion.  Je devrai monter une agence immobilière.

A propos d’agence immobilière, sur Saint Emilion, ils présentent tous les mêmes produits. Est-ce la bonne solution pour vendre un bien immobilier dont les prix sont entre 3 et 6 millions d’euros ?

Samedi, avec notre couple d’amis, visite de quelques propriétés pour ressentir les lieux et se faire une idée des prix, visite également d’autres propriétés : la notre et celle, bâtie de toutes pièces par Carole et Stéphane Bendenc : Chateau Maro de Saint Amant et Villhardy.

Les vendanges des merlots se terminaient, comme dans pas mal de propriétés aux terroirs précoces ou aux méthodes culturales entrainent la précocité, toute relative cette année. Nous ne commençons rien encore ce début de semaine, peut être jeudi – vendredi, ce sera en 20 ans nos vendanges les plus tardives.

J’ai lu sur des commentaires de techniciens du Médoc ou de la rive droite des rapports d’analyse superbes et les commentaires surpris par les forts potentiels de cette récolte en merlot et cabernets. Il s’agit de commentaires crédibles, peu suspects d’êtres des commentaires de « vendeurs » ou de  « commerçants ». L’affaire n’est pas encore dans le sac, mais à aujourd’hui, c’est plutôt parti pour faire encore très bon à Bordeaux.

 

Bu à table : Clos du Beau Père 2006, bon,  Valandraud 2008, très bon mais en train de se fermer, Mendel Unus 2006  vin d’Argentine (Mendoza) réalisé par Roberto de la Mota avec 70 % de malbec et 30 % de cabernet sauvignon, bon et puissant.

Le Moulin 2008 Pomerol rare fait par Michel Querre, fermé, un peu austère comme ce millésime à vocation classique de Bordeaux sait faire, à reboire dans 7 à 10 ans.

Fleur de Gay 2006, l’un des vins qui a inspiré Valandraud, sexy, très Pomerol, à côté d’un Haut Carles 2006  puissant, de longue garde, très  pur et plus sur le registre frais (terroir argilo calcaire), comme les aiment Patrick ou Laurent 

Meursault Bouches Chères 1997 de Buisson Charles avec encore de l’énergie et un grand vin de Bourgogne blanc Comtes Lafon à Meursault en 2005, Clos de la Barre

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:03

Je laisse passer ce message de « Serge »  - à qui j’ai  demandé de me téléphoner ou de me donner son numero de téléphone pour pouvoir parler de ses interventions quelque fois très limites à mon goût.

Il n’a pas daigné me répondre, ses commentaires lui suffisent sans doute, nous avons essayé de rechercher (sans faire appel à la police ) son nom et son adresse email puisque celle qu’il indique est fausse.

Voici son commentaire :


« okayyy! je n'avais pas compris que la modération visait uniquement à éviter à M Bettane quelques propos un tant soit peu virulents, on n'est jamais trop prudent! par contre Bizeul, lui c'est menu fretin allons-z-y gaiement!

Puis je vous poser une question m thuvenin, qui je l'espère ne vous paraitra pas trop ôsée:vous aimez les chiens? »

 

Rien à voir (quoique…), mais je collectionne (même si je ne suis pas un vrai collectionneur) les catalogues Nicolas, et il me manque les 1928  et 1929, grands millésimes car déjà à l’époque il y avait des millésimes du siècle !

Les magasins Nicolas, il y en a encore partout en France,  je ne suis pas sûr que les responsables, les employés aient aujourd’hui la chance de feuilleter ces beaux catalogues, c’est vrai qu’ils sont sur internet, mais bon, c’est pas pareil.


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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 18:08

Je lis souvent des propos inquiets sur la mondialisation du vin, le formatage du goût des vins à cause de l’action supposée ou réelle des notes de Robert Parker et celle des conseils de Michel Rolland.

Eh bé, c’est  drôlement rétrécir le monde du vin et faire fi des avis des autres critiques dont certains sont assez proches du goût supposé Parker, mais d’autres très éloignés.

Toutes les tentatives pour prouver la différence d’un tel goût, et je pense plus particulièrement au Grand Jury Européen de François Mauss, n’ont pas tellement réussi ( à ma connaissance) à prouver  que les vins de Pavie, Angelus, Pape Clément, voire Valandraud étaient si différents des goûts supposés européens par rapport à celui  avéré de cet Américain si présent qu’est Parker !

Jancis Robinson garde son propre jugement anglais, Bettane reste français même s’il prend de l’importance (enfin !) dans le monde asiatique, Quarin a toujours ses fans en Suisse, en France et même aux USA, le Wine Spectator a encore une vision très différente et je ne parle pas de Decanter et de tous, tous les autres. Qu’ils aient tous moins d’influence que Parker qui monopolise le pouvoir, c’est un fait, mais que les critiques ne soient pas influents dans le monde des créateurs de vins ? Je ne peux témoigner que pour moi, mais je n’ai jamais caché toute l’influence que Michel Bettane a eu sur notre vin, la joie que j’ai eu quand Quarin ou Clive Coates avaient vu avant beaucoup de monde la classe de Valandraud 1998 grâce à son gros pourcentage de cabernet franc,  etc…

Toujours en ce qui me concerne, avec exemple précis,  Parker et Bettane ainsi que René Gabriel avaient mis une très grosse note à l’époque pour Valandraud 1995.

Plus de 12  ans après, dans le remake du jugement de Paris organisé par le Grand Jury Européen, 2 vins américains sont arrivés devant Valandraud  qui est ainsi arrivé premier des Bordeaux avec sa 3ème place, allègrement devant toutes les stars, y compris les 1ers crus que sont les Margaux, Latour, Haut Brion, Mouton Rothschild, Lafite Rothschild, Ausone, Cheval Blanc et même Pétrus.

Cela ne veut pas dire que Valandraud est le meilleur.

La preuve : les classements 

La preuve : les prix du marché des vins de mes célèbres collègues.

Mais cela prouve en tout cas que Parker ou d’autre critiques ne goûtent pas si mal et que pour autant ils n’ont pas la responsabilité de ce supposé goût mondialisé américain.  Voir Parker et Rolland, responsables de ce fantasme, me fait penser que ceux qui distillent ces propos sont à côté de la plaque. Juste des propos de comptoir, pour parler, dire, et faire peur, comme certains ayatollahs du bio avec leur mine triste, le cheveu rare et le spleen de leur caractère, sans compter souvent une maigreur qui peut faire peur, tant il est vrai que moi, je vois le bio avec des gens heureux, souriants, en pleine santé, la preuve par la façon d’être que c’est la bonne voie.

A quoi ça sert d’être bio si c’est pour aller dans des magasins tristes où les gens qui font leurs courses ont l’air malade ?

Vive la lumière, vive les enfants qui  courent et qui rient, vive un peu trop de gourmandise de la vie.

 

C’était une grosse digression…revenons à nos moutons : la mondialisation Parker-Rolland.


Parker aime Haut Brion, il aime Lafite Rothschild, il aime les vins de Guigual, de Chapoutier (en bio, non ?), il aime Valandraud et il aime Rayas ! Bizarre non… de vouloir cataloguer un goût ?

De toute façon, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage (dicton français)

A propos de Rolland, c’est peut être pire, si c’est possible.

D’abord, tous les vins se ressemblent quand c’est signé Rolland, c’est un vin mondialisé,e t puis c’est tout.

Ah bon. Allez regarder sur wikipedia le nom de ses clients et vous serez surpris ! Je ne sais pas si la liste est correcte mais je prends juste un exemple : est ce que Troplong Mondot ressemble à  son voisin Pavie ? Est-ce que Lascombes ressemble à Léoville Poyferré ? Est-ce que Le Pin ressemble à Le Gay ?

Qui peut dire, écrire, sans être d’une parfaite mauvaise foi, que Rolland = tous les vins se ressemblent ?

Ah oui, j’oubliais, est ce Valandraud ressemble à Larmande ?

 

Est-ce que quelqu’un de sérieux a au moins goûté une fois à l’aveugle les vins des propriétés de Michel Rolland dans le monde ?

Bon, bien sûr, tous ces vins ne sont pas mauvais, et c’est peut être ça qui passe pour un goût Parker-Rolland mondialisé ? Il faudrait du végétal, de l’acide, du rapeux pour nous rappeler le bon temps ?

 Ce vaste a priori pourrait faire l’objet d’une belle thèse, Pierre-Marie Chauvin si tu me lis…

 

Rien à voir - car nos blancs ne plaisent pas à Parker,  mais heureusement à Neal Martin- et voilà quelques photos des vendanges de Valandraud blanc 2010 pour Patrick Essa :

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:00

Les vendanges à Pomerol ont bien avancé, pas mal de stars habituées aux 100 points Parker et autres notes sont en train de faire encore, sans aucun doute pour eux, un grand millésime.

Saint Emilion, un peu plus tardif, commence avec les terroirs proches de la Dordogne plus précoces, le plateau va suivre en fin de semaine et semaine prochaine.

Nous n’avons encore rien démarré nulle part en raisins rouges. Début probable le 4 octobre et sans doute après ce sera la course comme d’habitude entre les Bordeaux, Fronsac, Margaux, Pomerol et Saint Emilion.

Est-ce que nous avons raison  d’attendre ?

Je relis Emile Peynaud et je repense à Michel Rolland, et je me dis qu’il est certainement plus facile d’y aller que d’attendre et que, de toute façon, je n’ai jamais fait un vin en surmaturité.

Trop concentré, c’est possible, trop de bois neuf pour certains palais allergiques au bois, oui, mais jamais trop mûrs et même certains vins de Valandraud ont ce goût classique de Bordeaux sauvignon limite comme le 1997 qui est pourtant un des meilleurs vins du millésime.

 

En attendant, je goûte les raisins de Prieurs de la Commanderie et de Fayat à Pomerol, qui sont en train d’être cueillis et à La Dominique, les premières parcelles sont plus que prometteuses.

Le secteur de Cheval Blanc, La Conseillante, L’Evangile, et donc La Dominique est encore une fois béni des dieux.

Un ami parisien m’a fait visiter la petite propriété qu’il vient d’acheter à Pomerol, ça m’a rappelé nos débuts. Il n’imagine pas dans quel engrenage il a mis les doigts. Il faut en effet, s’i on veut être bon, investir des sous et de l’énergie tous les ans, mais je sais qu’il saura faire face. C’est fou le nombre d’investisseurs, petits ou grands qui, amoureux du vin, veulent passer de notre côté, se retrouver à faire eux-mêmes ce qui les fait rêver.

 

Le journal Sud Ouest et ses titres à la Marianne, suite…

Suite aux divers commentaires déclenchés  par l’article du Sud Ouest sur Michel Rolland, François Camper m’envoie un message pour me dire qu’il regrette la teneur des propos qu’il a écrit, qu’il s’est excusé auprès de Michel Rolland et me demande de bien vouloir supprimer toute référence à son article sur mon blog. Le lien vers Terre de Vins ne permet plus de lire son article mais je laisse les commentaires du faux François, sans adresse ni nom, pour l’historique de mon blog.

Non, blague à part, je laisse ce qui a été écrit jusque là car il y a plusieurs  François : celui qui a écrit le 23/09/2010 à 17 h, la réponse très belle de Marie Rolland, le commentaire N°9 d’un François (le bon ?) posté l 23/09/2010 à 22 h 22 et le commentaire de François Mauss qui sait bien que je ne suis pas du genre à m’écrire en cachant mon adresse (puisque ce n’est pas moi qui tape les textes, j’en suis encore au stylo…), et puis ce serait dommage de supprimer aussi le texte de Jean Noël Hervé, de Patrick Essa et ceux écrits le lendemain par Michel Bettane ou Jacques Perrin.

De toute façon, à partir d’aujourd’hui, Cécile va activer la modération des commentaires, car comme pour beaucoup d’autres blogs,  cela devient nécessaire : les messages anonymes devenant pour certains non plus rigolos mais blasphématoires et méchants. C’est dommage, mais ce n’est pas si mal que de n’avoir pas supprimé un seul message depuis le début (me semble-t-il ou 1 ou  2 seulement)

 

Rien à voir, mais en réponse à Mr Blaquière Jacques : Gérard Colin fait du vin en Chine depuis longtemps, d’abord à Grace Vineyard dans le Shanxi, son adresse doit pouvoir être obtenue soit par François Mauss, soit par Hervé Bizeul, ou peut être par les propriétaires du restaurant La Cadène à Saint Emilion. J’ai eu des nouvelles il y a quelques temps et il mettait en route, après voir découvert une jolie région pour faire du vin, des partenariats d’investisseurs en Chine.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 11:02

.... le lundi 27  septembre 2010 : dégustation de la sélection officielle des vins faisant partie de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc pour le millésime 2008.

 

 

C’est un peu long comme titre, mais cela représente une renaissance pour ces crus bourgeois, au nombre de 243 pour le millésime 2008, grâce au talent des responsables de l’Alliance et au système retenu : un organisme extérieur, le bureau Veritas.

Le nouveau patron de l’Alliance, Frédéric de Luze (Paveil de Luze) remplace Thierry Gardinier (Phelan Segur) et la première dégustation offerte à Bordeaux au négoce bordelais, aux courtiers et aux journalistes prouve l’intérêt porté par la profession à ce label cru bourgeois.

Il n’empêche que d’énormes différences de style, de qualité, imposeront à terme un classement (avis personnel, bien sûr )

 

En attendant le prochain classement pour les 2009 pour lequel nous n’avons pas oublié de postuler pour Bellevue de Tayac, et qui devrait recevoir cet agrément, si tout va bien.

J’ai goûté peu de vins, très peu mais j’ai particulièrement apprécié Branas Grand Poujeaux, Tayac et bien sûr Clément Pichon.

Après, un petit tour à Margaux pour goûter les raisins de Bellevue de Tayac, discuter un peu avec mes collaborateurs, quelques coups de téléphone et déjà le soir avec la visite amicale de Jean Paul et Martine, l’occasion de savourer un bon repas avec un Linda Flor 2004 (Argentine, Malbec) avec un cèpe d’anthologie.

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 16:40

La semaine dernière a été très occupée entre repas et rendez-vous professionnels : 9 repas professionnels et seulement 5 avec seulement Murielle et moi.

L’occasion  de pouvoir parler librement de tout à table,  et avec le sourire même s’il s’agit souvent de sujets sérieux : le commerce à Tahiti, le vente en Chine et en Inde, notre groupe de propriétaires sur la commune de Saint Etienne de Lisse, un livre sur Bordeaux (encore un…), des amis suisses qui cherchent à acheter une propriété à fort potentiel à Saint Emilion et ce n’est pas simple, denrée rare et hélas chère, d’autre amis gâtés par la série des belles propriétés possédées à Pomerol et Saint Emilion mais dont la notoriété et les vins sont en deça  de leurs incroyables potentiels. Affaire à suivre donc, même si je réduis mon travail de consultant pour m’occuper de mon entreprise, je peux librement faire une espèce d’audit et indiquer quelques chemins.

Dans les vins bus cette semaine : 3 Bordeaux à 3 francs 6 sous, mis en bouteille à la propriété par mon entreprise à Blaye, Bourg et Lussac, un La Violette 2007  superbe (il était fermé à double tour l’année dernière), un Cheval Blanc 2004  tout en élégance face à un Valandraud 2004 encore mastoc, maousse costaud. Le blanc de Valandraud N°2 millésime 2007  qui va s’appeler Virginie de Valandraud blanc à partir du 2009 ou  du 2010, le N°1 sera remplacé par Valandraud blanc, tout simplement.

 

Les blancs continuent d’être ramassés cette semaine, les rouges devraient attendre la semaine prochaine.

2010, année à très gros potentiel (encore, diront les Cassandre), juste quelques difficultés comme d’habitude, peut-être un plus que d’habitude. Attendre la maturité des pépins et de la peau, il y a un décalage évident (pour moi). Trier ces foutues graines millerandées, dues à la coulure sur les vieux pieds de merlot.

Trier encore et éliminer ces graines, ces grappes brûlées, ces raisins flétris soit par le soleil, soit plus probablement selon les secteurs par des carences, effet collatéral du manque d’eau très visible sur les jeunes vignes avec de vrais problèmes selon les secteurs, il y aura des seconds vins cette année encore.

Chez nous, quel que soit le terroir, des rendements sous doute très bas (on est habitués) : cela devrait donner du 25 hectos/hectare sur les grands terroirs et pour les 1ers vins, 35 hl/ha pour les 2nds vins.

Encore faut-il attendre de rentrer ces raisins pour vraiment savoir.


Notre bilan comptable s’arrêt au 30/08, légère baisse du chiffre d’affaire essentiellement due à la livraison des vins du millésime 2007, moins d’affaires qu’avec le 2006 et bien sûr le 2005 !

Le prochain bilan devrait être meilleur au vu de notre « carnet de commandes ». Le problème récurrent dans une entreprise n’étant pas le chiffre d’affaires, les bénéfices, mais plutôt les stocks, la trésorerie et les impôts (En France, nos entreprises de petites taille payent 33 % sur les bénéfices, les grands groupes riches payent au pire entre 8 et 20 %. C’est l’égalité fiscale à la française. Ce point est d’ailleurs en train d’être analysé par l’Etat pour aider à trouver une compétitivité à nos entreprises, comme en Allemagne)

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 18:15

Beaucoup de commentaires en réaction à mon post du jeudi 23  septembre.

Sûr que cela a de quoi faire réagir : François Mauss, Jean Noël Hervé, Laurentg, Serge et surtout ce beau commentaire de Marie Rolland, sans compter les conversations ici dans le village-ville de Saint Emilion.

Cela peut aussi attirer quelques besoins d’importance, parano permise par internet et les blogs, ce n’est pas nouveau.

Petite pluie cette nuit pour enlever la poussière dans les chemins, et beaucoup de rendez vous depuis mon retour de Chine : clients, journalistes, banquiers, amis, négociant ami pour essayer de tisser des partenariats sur une partie de ma gamme, le premier collaborateur  commercial affecté à Thunevin-Calvet sur notre site de Maury, des distributeurs de vins en Chine (encore), l’inauguration d’une très très belle boutique de vins à Saint Emilion (et il y avait du beau monde) et aussi un repas de travail hier soir avec les membres de notre club de Saint Etienne de  Lisse dont el nom « provisoire » a été trouvé grâce au jeu organisé par Terre de Vins : quels évènements , quels médias, quels actes de communication doit-on faire en commun ?  Tant notre groupe amical est divers en termes de vins et de nos images respectives.

Affaire à suivre. Si vous avez des idées, je prends.

 

Un nouveau livre édité en Anglais, écrit pas James Lawther, va arriver dans les librairies, avec ce titre « Les 100  meilleurs vins de Bordeaux », belles photos et c’est dommage d’avoir limité à 100, 150 aurait été plus facile.

Valandraud et Haut Carles sont dans les 100 et bien sûr toutes les icônes actuelles, même s’il manque quand même quelques stars.

 

En allant à Fongaban, dans le vallon, je passe avec Max, mon fidèle chien, devant une maison qui dispose d’un beau verger. Les 2  sœurs et le compagnon de « la puce » y ramassent les pommes : peut être 300 kg sur 2 pommiers, et surtout « la puce » qui, à 88  ans, ressemble à Edith Piaf, avec une énergie de jeune fille  et qui me dit « Mon chéri, dans  12  ans c’est sûr on faite la fête pour mes 100 ans ! »

Quelle leçon !

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 13:43

Il faudrait un livre pour pouvoir parler de Michel Rolland et des réactions qu’il suscite !

Un article paru dans le journal Sud Ouest m’est proposé sur mon blog par  2  lecteurs, et bien sûr j’avais déjà connaissance de cet article par plusieurs origines : la passion du vin avec des commentaires, pour certains sérieux, les autres bien entendu caricaturaux, comme peut en inspirer ce titre du journal Sud Ouest  «  Le vin du futur, façon Coca Cola, selon l’œnologue Michel Rolland » et signé par le journaliste ( ?) Denis Lherm.

 

Michel Rolland a fait comme moi d’ailleurs il y a 3 ou 4  ans, une espèce de cours magistral, questions-réponses face aux élèves de cette célèbre école qu’est l’INSEEC (école de commerce), le thème était quel vin boirons nous en 2050 ?

Ce colloque a duré plus de  2  heures et il est vrai que pendant 10 minutes Michel Rolland a  cité Coca Cola, d’où le titre du journal et les propos très caricaturaux prêtés à Michel Rolland, et comme d’habitude, les raccourcis des uns font l’anathème des autres.

 

Penser que Michel Rolland est un brin provocateur, c’est sûr, mais l’imaginer con, c’est affligeant.

 

C’est vrai qu’ici, souvent en France, le succès est une tare, suspect et c’est vrai que tous les clients de Rolland qui font appel à ses services sont des tarés ! Sans doute qu’aussi les critiques, les journalistes, les écrivains, les amateurs de vin qui aiment l’homme et son boulot, les vins réalisés par lui, son entreprise, son équipe sont des idiots dégénérés qui n’y connaissent rien.

C’est vrai qu’aussi, à l’aveugle, les vins Rolland sont bons…. c’est vulgaire.

Pour ma part, il m’est difficile de dire à l’aveugle si c’est un vin signé  Michel Rolland ou un vin fait sous les directives de directeurs techniques ou d’ œnologues compétents .

Il y  a d’autres œnologues ou consultants ici à Bordeaux - ou ailleurs dans le monde -  et tout ce qu’on pourrait leur reprocher, c’est de vouloir faire bon, sain, net, et vouloir que le vin réalisé plaise à son propriétaire et aux clients. Ce doit être inadmissible pour beaucoup, comme pour les peintres, il n’y aurait de talent que dans la misère et l’incompréhension.

Ce serait bien en tout cas d’avoir l’avis des élèves présents de jour-là. Quant à moi, je sais bien que Rolland peut être consultant pour faire faire des  millions de bouteilles de vins, style industriel et qu’aussi il puisse intervenir avec talent sur les cuvées les plus rares, les terroirs les plus beaux de Bordeaux, d’Italie, d’Argentine, des USA, etc…, tant il aime les défis et le moindre d’entre eux n’est-il pas de travailler pour des icônes, dont certaines lui doivent une partie de leur succès !

 

En attendant, voici des photos de nos vendanges 2010 pour les raisins blancs :

 

P1030518

 

P1030465.JPG

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